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République du Sénégal (fr) |
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| (Drapeau du Sénégal) |
(Armoiries du Sénégal) |
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| Devise nationale : Un Peuple, Un But, Une
Foi |
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| Langues officielles |
Français Langues nationales1 Diola
Malinké
Pular
Sérère
Soninké
Wolof |
| Capitale |
Dakar
14°43′29″N
17°28′24″O
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| Plus grande ville |
Dakar |
| Forme de l’État |
République semi-présidentielle |
| - Président
Premier ministre |
Abdoulaye Wade
Souleymane Ndéné Ndiaye |
| Superficie - Totale
- Eau (%) |
Classé 87e 196 723 km2 2,1% |
| Population - Totale
(2010 est.) - Densité |
Classé 72e 14 086 103 2 hab. 66.58 hab./km2 |
| Indépendance -
Décolonisation |
De la France 4 avril 1960 |
| Gentilé |
Sénégalais |
| IDH (2008) |
0.502 (taux moyen) (153e sur 177 pays classés3) |
| Monnaie |
Franc CFA (XOF) |
| Fuseau horaire |
UTC 0 |
| Hymne national |
le Lion rouge |
| Code ISO 3166-1 |
SEN, SN |
| Domaine internet |
.sn |
| Indicatif téléphonique |
+221
|
Carte du Sénégal
Le Sénégal, en forme longue la République du Sénégal,
est un pays d'Afrique de l'Ouest. Il est bordé par l'océan
Atlantique à l'ouest, la Mauritanie au nord et à l'est, le Mali à
l'est et la Guinée et la Guinée-Bissau au sud. La Gambie forme une
quasi-enclave dans le Sénégal, pénétrant à plus de 300 km à
l'intérieur des terres. Les îles du Cap-Vert sont situées à 560 km
de la côte sénégalaise.
Le pays doit son nom au fleuve qui le borde à l'est et au nord et
qui prend sa source dans le Fouta Djallon en Guinée. Le climat est
tropical et sec avec deux saisons : la saison sèche et la saison des
pluies.
Pendant la période coloniale, plusieurs comptoirs appartenant à
différents empires coloniaux s'établissent le long de la côte. La
ville de Saint-Louis devient capitale de l'Afrique occidentale
française puis ce sera la ville de Dakar en 1902 laquelle deviendra
ensuite la capitale de la république sénégalaise au moment de
l'indépendance en 1960.
Le pays fait partie de la CEDEAO. Depuis 2000, le président du
pays est Abdoulaye Wade. Intégré aux principales instances de la
communauté internationale, le Sénégal fait également partie de
l'Union africaine (UA) et de la Communauté des États
sahélo-sahariens.
Étymologie
Article détaillé : Étymologie du nom Sénégal.
L'origine du nom Sénégal reste controversée. Dès 1850 l'abbé
David Boilat, dans ses Esquisses sénégalaises, y voyait une
déformation de l'expression wolof suñu gaal, c'est-à-dire
«notre pirogue». Très populaire, c'est la version la plus souvent
relayée par les médias. Elle est pourtant contestée depuis les
années 1960 et plusieurs autres étymologies ont été avancées, par
exemple celle qui rattache le toponyme à une tribu berbère du
Sahara, les Zenaga. Mais le débat scientifique pencherait plutôt en
faveur des Zenaga ou Sanhadja aujourd`hui.
Histoire
Articles détaillés : Histoire du Sénégal et Chronologie du
Sénégal.
Préhistoire
Mégalithes
Le plus souvent la préhistoire et protohistoire du Sénégal
évoquent avant tout les cercles mégalithiques de Sénégambie ou les
amas coquilliers artificiels, tels ceux de l'île de Fadiouth.
Pendant la préhistoire, la présence d'un peuplement assez ancien
est estimé très antérieure à l’ère chrétienne. Des bifaces en amande
du paléolithique inférieur ont été découverts dans la presqu'île du
Cap-Vert, ainsi que d'autres objets en pierre plus élaborés
(hachereaux, racloirs) dans la région de Rufisque et au bord des
rivières du Sénégal oriental.
Au néolithique, l'outillage se diversifie et la céramique fait
son apparition. Les fouilles menées dans les régions côtières ont
mis au jour des restes de cuisine qui témoignent d'une importante
population de pêcheurs et commerçants (marigot de Khant dans le
delta, embouchure du Saloum).
La métallurgie se développe à l'époque protohistorique (premier
millénaire avant J.-C.), où l'on retrouve des tombeaux en forme de
tumulus. Dans le centre du pays, débordant sur l'actuelle Gambie, on
trouve un ensemble de cercles de mégalithes sur un secteur de 100 km
sur 250 km. On retrouve ce type d’alignement dans le nord est de la
république centrafricaine.
Premiers royaumes
Ndeté Yalla, reine du Waalo
Les peuplements se sont progressivement consolidés pour aboutir à
la création des premiers royaumes qui se forment au VIIe siècle, le
Tekrour, le Royaume du Namandirou, puis le Djolof, avec de
lointaines parentés avec l'empire du Ghana. Parmi les différents
royaumes, le plus puissant au XIVe siècle était l'empire du Djolof
qui regroupait le Cayor, le Baol, les royaumes sérères du Sine et du
Saloum, le Waalo, le Fouta-Toro et le Bambouk. Au sud du pays,
l'État du Kaabu, puis le Fouladou.
Le Djolof était un empire fondé par Ndiadiane N'diaye, premier
bourba (roi) djolof. Il avait été élu comme chef dans ce qui allait
devenir le royaume du Oualo, au nord-ouest de l'actuel Sénégal, dans
la région du fleuve. Il avait réuni toutes les populations d'ethnie
wolof pour fonder cet empire au XIIIe siècle. L'empire s'effondra en
1549, avec la mort du dernier empereur du Djolof, Lélé Fouli Fak,
tué par Amari Ngoné Sobel Fall, alors chef de la région du Cayor.
Le Djolof est resté vassal de l'empire du Mali pendant un siècle.
À partir de là, les autres États allaient, tour à tour, prendre leur
indépendance jusqu'à réduire le grand empire du Djolof aux
dimensions d'une royauté dans la partie centrale du pays. Dans la
seconde moitié du XIXe siècle, les colons français annexèrent
progressivement tous les royaumes du Sénégal. Le Djolof fut le
dernier royaume annexé avec le depart en exil de Alboury Ndiaye,
sous l'impulsion de Louis Faidherbe.
L'islam est introduit au Sénégal pour la première fois entre le
VIIIe siècle et le IXe siècle par le biais des commerçants
arabo-berbères. Ils diffusent pacifiquement cette religion et
convertissent les Toucouleurs et les Sarakhollés, lesquels la
propageront partout au Sénégal. Plus tard, au XIe siècle, les
Almoravides, aidés des Toucouleurs, tentent d'islamiser les groupes
de religion traditionnelle par le Djihad. C'est l'une des raisons
qui entraîne la migration des Sérères vers le Sine-Saloum, des
Wolofs, des Peuls et des Mandingues, qui étaient tous concentrés au
Tekrour. Une légende populaire, chantée par les griots et illustrée
par le poète-président Senghor, rattache d'ailleurs la filiation du
premier Bourba Djolof Ndiadiane N'Diaye à la dynastie des
Almoravides (fondatrice de Marrakech et responsable de l'attaque
repoussée par le célèbre "Cid"). L'islam se propage très tôt dans
l'empire du Djolof. Mais c'est au XIXe siècle qu'il gagne
véritablement l'ensemble des populations, pacifiquement, grâce aux
marabouts et de leurs confréries tels que El Hadji Malick Sy pour la
tidjaniya ou Amadou Bamba fondateur de la confrérie mouride, qui
émerveillent les populations par leur érudition et leurs miracles.
C'est également un moyen pour les populations de s'unir et se
protéger contre les ravages que connaissent les royaumes au
XIXe siècle (djihads répétés, colonisation forcée).
Le XIXe siècle est en effet marqué par la chute des royaumes,
l'avancée des colons européens ainsi que par la résistance
anticoloniale, illustrée par des personnages tels que Lat Dior,
Sidya Ndaté Yalla Diop, El Hadj Oumar Tall, Mamadou Lamine Dramé,
Bouna Alboury Ndiaye, Alpha Molo Balde, Maba Diakhou Ba, Ndeté Yalla
Mbodj, Moussa Molo Balde, Aline Sitoe Diatta... La religion
catholique se diffuse avec les missionnaires européens à partir du
XIXe siècle, en particulier au Sine et en Casamance.
La colonisation
Bal de signares à Saint-Louis (gravure de 1890)
La conquête coloniale commence dès la découverte de ces terres en
1442 par le navigateur vénitien Cadamosto pour le compte du
Portugal. Les Portugais se lancent alors rapidement dans la traite
des Noirs, mais devront bientôt faire face à la concurrence des
négriers britanniques, français et hollandais à travers le Commerce
triangulaire.
Les Hollandais fondent un comptoir sur l´île de Gorée, la France
établit en 1659 celui de Saint-Louis qui deviendra la première
capitale du Sénégal. En 1677, les Français occupent à leur tour
l'île de Gorée (un des principaux centres du commerce des esclaves
avec Saint-Louis et le fort de l'île James en Gambie).
Un tirailleur et sa famille en transit à Marseille en
1913
La seconde République de 1848 créée un mandat de député pour
Saint Louis. L'ordre colonial s'impose avec Faidherbe, gouverneur du
Sénégal de 1854 à 1861 et de 1863 à 1865 qui jette les bases de la
future Afrique occidentale française (AOF). Respectueux des coutumes
indigènes, il étend l'influence française très au-delà du Sénégal,
travaille à développer l'économie locale et créé le port de Dakar.
La Troisième république accorde le statut des quatre communes à
Saint-Louis, Gorée, Dakar et Rufisque, puis, sous l'influence du
député noir Blaise Diagne une citoyenneté pour les habitants de ces
communes en 1916 qui envoient des conscrits pendant les deux
conflits mondiaux (les tirailleurs sénégalais). En 1919, certains
troubles agitent Dakar. Le tirailleur Cheikou Cissé, né au Soudan
français et blessé pendant la guerre, est condamné à la peine de
déportation perpétuelle et envoyé au bagne de Nouvelle-Calédonie.
Mort en 1933, il a fait l'objet d'une lutte de la part des milieux
anticolonialistes français (dont le Secours rouge international et
la SFIC communiste).
Après Saint-Louis, Dakar devient, en 1902, la capitale de
l'Afrique occidentale française, l'une des colonies françaises.
En janvier 1959, le Soudan français (actuel Mali) et le Sénégal
fusionnent pour former la Fédération du Mali, qui devient
complètement indépendante le 20 juin 1960. Cette indépendance est la
conséquence des transferts de pouvoirs convenus dans l'accord signé
en France le 4 avril 1960. Cette date est considérée comme le jour
officiel d'accession du Sénégal à l'indépendance.
Indépendance
Articles détaillés : Confédération de Sénégambie, Conflit en
Casamance et Conflit sénégalo-mauritanien.
Léopold Sédar Senghor
Le 20 août 1960, le Sénégal se retire de la fédération du Mali et
proclame son indépendance.
Le Sénégal et la Gambie s'unissent en 1982 pour former la
Confédération de Sénégambie, mais celle-ci ne fut que théorique et
n'a jamais été mise en application. Elle est finalement dissoute en
1989.
Des affrontements ont lieu depuis 1982 de manière intermittente
entre les séparatistes installés dans le sud de la Casamance et les
forces gouvernementales. Après plusieurs tentatives infructueuses,
un nouvel accord a été signé à Ziguinchor le 30 décembre 20044 entre
le ministre de l'Intérieur Ousmane Ngom et l'abbé Augustin
Diamacoune Senghor, chef de la rébellion du Mouvement des forces
démocratiques de Casamance (MFDC).
Un autre foyer de conflit entre des Casamançais et la
Guinée-Bissau s'est développé en avril 20075.
En 1989, la Mauritanie et le Sénégal ont rejeté violemment et
respectivement les communautés du pays voisin alors que la plupart
étaient nés depuis longtemps dans leur nouveau pays d'adoption et
s'étaient bien implantés dans le tissu social et économique. Selon
le HCR, des réfugiés sont toujours établis le long du fleuve
Sénégal6. En 2007, le président de la Mauritanie a déclaré lors de
sa campagne, être en faveur du retour de ses compatriotes vivant au
Sénégal et au Mali contre leur gré7.
Politique
Articles détaillés : Politique du Sénégal et Droit sénégalais.
Abdoulaye Wade, actuel président de la République.
Le Sénégal est l'un des pays les plus stables d'Afrique car il
n'y a jamais eu de coup d’État, et le « modèle sénégalais »8 était
souvent mis en avant dans le passé, même si Amnesty International
dénonce encore quelques arrestations à caractère politique9,10.
Le Sénégal est une république démocratique (présence de plusieurs
partis politiques). Le régime est présidentiel car à l'indépendance,
le Sénégal a adapté le modèle politique français de 1958 comme
d'autres pays africains qui étaient membres de l'AOF. La
constitution du Sénégal date de 1959, elle a été révisée dès 1960
par Léopold Sédar Senghor suite à un référendum. Plusieurs révisions
vont se succéder notamment celle de 1963 qui instaure le régime
présidentiel (à cette époque : suppression du Premier ministre) puis
celle de 2001 qui ramène le mandat présidentiel de sept ans à cinq
ans (le Sénat sera supprimé puis rétabli en 2007).
Le président de la République est le chef de l'État, élu au
suffrage universel direct pour une durée de cinq ans renouvelable
une fois. Il nomme le Premier ministre qui choisit à son tour les
ministres de son cabinet et propose leur nomination au président de
la République.
Le premier président est Léopold Sédar Senghor, leader
charismatique et poète de renom. En 1981 son Premier ministre Abdou
Diouf prend sa succession, mais en 2000 le Parti démocratique
sénégalais l'emporte avec Abdoulaye Wade, réélu en 2007. L'actuel
chef du gouvernement est Souleymane Ndéné Ndiaye, nommé en avril
2009.
L'Assemblée nationale du Sénégal
Le Parlement du Sénégal est doté de deux chambres : l'Assemblée
nationale et le Sénat.
Instituée le 20 août 1960, l’Assemblée nationale accueille 150
députés, élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq
ans. Le scrutin est majoritaire à un tour au niveau des départements
à concurrence de 90 députés et proportionnel sur une liste nationale
à concurrence de 60 députés. L’Assemblée est aujourd’hui présidée
par Mamadou Seck. Les élections législatives sénégalaises de 2007 se
sont soldées par une très large victoire de la coalition
présidentielle, mais près des deux tiers des électeurs ne s’étaient
pas rendus aux urnes, notamment en raison d’un mot d’ordre de
boycott de la part des partis d’opposition.
Le Parlement du Sénégal était monocaméral pendant une période :
le Sénat, supprimé en 2001 à la suite d’un référendum
constitutionnel, a été rétabli en mai 2007. Les sénateurs seront au
nombre de 100. 35 ont déjà été élus au suffrage indirect dans les
départements, les 65 autres seront désignés par le chef de l’État.
Le Sénat est aujourd'hui présidé par Pape Diop, ancien maire de la
ville de Dakar.
La loi sur la décentralisation, mise en application en janvier
1997, accorde des pouvoirs significatifs aux assemblées régionales.
Palais de Justice de Louga
Supprimée en 1992, la Cour suprême du Sénégal avait été remplacée
par trois organes spécialisés, la Cour de cassation, le Conseil
d'État et le Conseil constitutionnel, assez semblables à leurs
homologues français.
En août 2008 une loi organique recrée une Cour suprême par la
fusion entre la Cour de cassation et le Conseil d'État11.
Le Conseil Constitutionnel comprend cinq membres qui sont nommés
par décret pour six ans non renouvelables, dont un président et un
vice-président. Il est partiellement renouvelé tous les deux ans, à
raison de deux membres au maximum. Son rôle est de contrôler les
élections législatives et de vérifier la constitutionnalité des lois
et les engagements internationaux.
Le Sénégal a aboli la peine de mort le 10 décembre 200412. Les
rapports homosexuels sont encore passibles de peines de prison13.
Géographie et climat
Vue satellite de la presqu'île du Cap-Vert
Articles détaillés : Géographie du Sénégal et Villes du Sénégal.
Le Sénégal a une importante façade maritime à l'ouest avec
l'océan Atlantique (530 km de côtes)14. Le fleuve Sénégal constitue
une frontière au nord avec la Mauritanie et à l'est avec le Mali. Au
sud-est, la frontière avec la Guinée est traversée par les
contreforts de la montagne du Fouta-Djalon et au sud-ouest avec la
Guinée-Bissau par une forêt tropicale. La Gambie forme une enclave
et sépare la région de la Casamance du reste du pays.
Le territoire sénégalais est compris entre 12°8 et 16°41 de
latitude nord et 11°21 et 17°32 de longitude Ouest. Sa pointe ouest
(la presqu'île du Cap-Vert constitue la partie la plus occidentale
de toute l’Afrique continentale.
Le pays s’étend sur 196 722 km²15. Si on le compare à ses
voisins, le Mali et la Mauritanie, le Sénégal est un pays de petite
taille.
Aperçu géologique
Le Bassin sédimentaire sénégalo-mauritano-guinéen dans
son cadre régional
Le Bassin sédimentaire sénégalais constitue un segment du Bassin
sénégalo-mauritano-guinéen, vaste bassin côtier de marge
continentale passive. Ce Bassin sédimentaire est limité à l’est et
au sud-est par la chaîne des Mauritanides et au sud, par le Bassin
de Bové. Long de 1300 km, dans son extension maximale
(Mauritanie-Guinée Bissau), ce bassin atteint une largeur maximale
d’environ 550 km à la latitude de Dakar.
Appuyé sur le Craton ouest-africain, le bassin côtier accumule
une puissante série sédimentaire, d’origine principalement marine,
qui débute au Trias-Lias et se termine au Miocène. Depuis la limite
orientale du bassin, proche de Bakel, les dépôts s’épaississent vers
l’ouest, d’abord progressivement, puis, passant une flexure
localisée entre 15°30’W et 16°30’W (Spengler et al., 196616 ;
Latil-Brun et Flicoteaux, 198617), leur puissance augmente
rapidement, pour atteindre, à Dakar, des puissances de plus de six à
sept mille mètres (Castelain, 196518 ; Spengler et al., 1966). En
Casamance, les profondeurs estimées dépasseraient huit mille mètres.
Malgré le caractère subhorizontal des couches, les données
pétrolières indiquent une forte structuration et une importante
compartimentation des dépôts, dont le Horst de Diass donne un
aperçu. Au Sénégal, la série méso-cénozoïque affleurante se limite
aux termes stratigraphiques les plus supérieurs, n’interceptant le
Campanien que très marginalement alors que le Maastrichtien est
mieux exposé dans le Horst de Diass, malgré la présence d’une
puissante cuirasse latéritique.
Les séries cénozoïques sont plus largement représentées à
l’affleurement, exposées dans les falaises de la presqu’île du
Cap-Vert et aussi dans la falaise à l’ouest et au sud de Thiès et
marginalement dans le Sine, où elles sont surtout connues en puits.
Les plus beaux affleurements se localisent à la marge atlantique. Au
coeur du bassin la série sédimentaire est masquée par la cuirasse
latéritique fini-tertiaire et, vers le nord-ouest, par les dépôts
éoliens quaternaires. Dans cette région centrale et orientale, les
seuls affleurements tertiaires connus sont limités aux rives du lac
de Guier et à la haute vallée du fleuve Sénégal, dans la région de
Matam, les grès du «Continental terminal» (renommé Formation du
Saloum en 2009) venant largement sceller et masquer la série
marine paléogène. En Casamance, il est connu, en forage, que la
série marine monte jusque dans le Miocène.
Le volcanisme miocène apparaît régionalement dispersé dans la
presqu’île du Cap-Vert et la région de Thiès ; il est représenté par
des laves et des tufs coiffés par la cuirasse ferrugineuse
fini-pliocène (Crévola,198419). Le volcanisme quaternaire,
polyphasé, est restreint à la pointe de la presqu’île du Cap-Vert.
De récentes cartes géologiques du Sénégal (2009) viennent d'être
élaborées dans le cadre de la Coopération Sénégal – Union
européenne, suivant les procédures du neuvième Fonds européen de
Développement (FED) pour le compte de la Direction des Mines et de
la Géologie (DMG) et existent aux échelles de 1/500 000 pour les
trois quarts du territoire et de 1/200 000 le long du fleuve
Sénégal.
Climat
Réserve naturelle de Popenguine
Le climat est au nord du type désertique et au sud du type
tropical avec :
- une saison des pluies de juin à octobre avec un pic en août,
septembre est variable selon la latitude (moins de
précipitations dans le nord par rapport au sud). C'est la
période des moussons. On ne peut parler de vraie saison des
pluies que dans la Casamance, seule région où il y a aussi des
forêts dignes de ce nom ;
- une saison sèche de novembre à juin avec des alizés
continentaux20.
Les températures21 suivent les saisons :
- en été, période de pluie , souvent appelee abusivement
"hivernage " depuis la periode coloniale , les températures sont
à leur maximum ;
- mais sont au minimum en hiver aux mois de janvier-fevrier.
Sur le littoral, la mer ( avec le courant canarien froid )
apporte de la fraîcheur, les températures sont de l'ordre de 16 °C à
30 °C mais le centre et l'est du Sénégal peuvent avoir des
températures allant jusqu’à 46 °C.
Pendant l'hiver en Europe, le Sénégal devient une destination
appréciée permettant de développer une activité touristique.
Diversité climatique
De manière générale, l'ouest du pays, représenté par le littoral,
connait des températures plus fraîches qu'à l'est grâce à l'océan.
Le centre et l'est du pays connaissent des températures
continentales très chaudes pendant la journée, et fraîches la nuit.
Du nord au sud, il existe 5 types de domaines climatiques
appartenant au climat tropical :
- Dans la zone sahélienne, aux nord dans la région de
Saint-Louis, une végétation typique du Sahel représente le
domaine de la steppe arborées ou arbustives. De nos jours, la
désertification touche cette zone. L'acacias est l'arbre le plus
présent avec quelques baobabs.
- Dans la zone sahélo-soudanienne, qui s'étend sur les régions
de Dakar, Thiès, Diourbel, Louga, Matam, la steppe fait place à
la savane arborée et sèche. Le baobab, l'acacias et le fromager
y sont les arbres dominants.
- Dans la zone soudanienne, vers les régions de Fatick,
Kaolack, tout le nord et le centre de la région de Tambacounda,
la végétation de type savane, est beaucoup plus dense que dans
la précédente zone : les arbres y sont beaucoup plus présents,
et des forêts clairsemées apparaissent. Baobab, acacias,
fromager et palmier sont les arbres dominants dans cette zone.
- Dans la zone soudano-guinéenne, au nord des régions de
Ziguinchor, Kolda, et au sud de la région de Tambacounda, les
forêts sont très présentes ainsi que de grandes savanes très
denses. Les arbres sont variés : baobab, fromager, palmier,
filao et ronier.
- La zone guinéenne, sur le sud des régions de Ziguinchor et
Kolda. Étant la zone la plus humide, les forêts y sont denses.
Tous les arbres du Sénégal y sont présents.
Divisions administratives
Article détaillé : Subdivisions du Sénégal.
En 1960 le premier découpage administratif issu de l'indépendance
avait créé une certaine disparité entre les sept régions d'origine –
celle du Sénégal oriental étant alors onze fois plus étendue que
celle du Cap-Vert22. Ce déséquilibre a été corrigé par plusieurs
réformes successives et notamment par un décret de 1996, dans le
cadre de la politique de décentralisation qui a transféré aux
collectivités locales certaines compétences d'abord détenues par le
pouvoir central.
L'organisation territoriale mise en place en 1996 a subi
plusieurs retouches dans l'intervalle, avec la création de la région
de Matam en 2001, celle du département de Koungheul en 2006 ou
encore, en 2008, l'élection des départements de Kaffrine, Kédougou
et Sédhiou en régions à part entière, celle de 10 localités en
départements, ainsi que la création de nouvelles communautés rurales
et de nombreuses communes.
En 200923, le Sénégal compte 14 régions, 45 départements, 46
communes d'arrondissement, 113 communes de ville et 370 communautés
rurales. Dirigés par un chef, les villages restent les cellules de
base de cette organisation. On en dénombrait 13 544 lors du
recensement de 198824.
Environnement
Les biomes
- Savane ouest soudanienne
- Mangrove guinéenne
- Mosaïque de forêt-savane guinéenne
Réserves et parcs nationaux
Pélicans au Parc national des oiseaux du Djoudj
Article détaillé : Liste des parcs nationaux et réserves du
Sénégal.
Parcs et réserves naturels représentent 8 % du territoire
national25. Ils jouent un rôle majeur dans la préservation de
l'environnement et contribuent de manière significative à l'essor
touristique.
Dans ces aires protégées on dénombre au total 169 espèces de
mammifères et 540 espèces d'oiseaux.
Le Sénégal compte six parcs nationaux : le Parc national du
Niokolo-Koba dans l'est du pays ; le Parc national des oiseaux du
Djoudj ; le Parc national de la Langue de Barbarie dans la région de
Saint-Louis ; le Parc national des îles de la Madeleine au large de
Dakar ; le Parc national du delta du Saloum dans le sud, ainsi que
le Parc national de la Basse-Casamance, fermé depuis quelques années
en raison des troubles dans la région.
Le pays compte également une trentaine de réserves naturelles de
plus petite taille, telles que le Parc forestier et zoologique de
Hann à Dakar, la Réserve de Guembeul, la Réserve de Bandia, la
Réserve naturelle de Popenguine ou l'Aire marine protégée de
Bamboung.
Démographie
Articles détaillés : Démographie du Sénégal et Groupes ethniques
du Sénégal.
La plupart des études démographiques réalisées au Sénégal
s'appuient sur les trois recensements effectués en 1976, 1988 et
surtout 2002. En 2004, la Direction de la Prévision et de la
Statistique, devenue Agence Nationale de la Statistique et de la
Démographie (ANSD) depuis 2006, a publié en outre des « Projections
de populations du Sénégal issues du recensement de 2002 » anticipant
l'évolution probable de la population du pays jusqu'en 201526.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre
de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Selon ces sources, la population du Sénégal – qui comptait
environ 1 million d'habitants en 1900 et 2,8 millions au moment de
l'indépendance en 1960 – s'élèverait aujourd'hui à 11 343 328
personnes (estimation au 31/12/2007) et pourrait atteindre
13 709 845 fin 2015. Cette population croît donc très rapidement,
avec un taux de fécondité supérieur à 4 enfants par femme.
On observe une grande diversité ethnique : Wolofs (43,3 %), Peuls
(23,8 %), Sérères (14,7 %), Diolas (3,7 %), Malinkés (3,0 %),
Soninkés (2,1 %) Manjaques (2%) et quelques autres ethnies moins
nombreuses et plus localisées, sans compter les Libanais, les
Européens et les Chinois, assez présents en milieu urbain27,28. Fin
2007, 16 966 Français étaient inscrits dans les registres
consulaires (y compris les binationaux)29.
Depuis longtemps la population était plutôt concentrée sur la
façade atlantique, mais l'exode rural a accru l'inégalité de cette
répartition. Désormais un Sénégalais sur quatre vit dans la
presqu'île du Cap-Vert et la capitale est au bord de l'asphyxie.
Outre celle de Dakar, les régions les plus urbanisées sont
Ziguinchor, Thiès et Saint-Louis. Les moins urbanisées sont celles
de Kolda, Matam et Fatick. C'est dans la région de Tambacounda que
l'on trouve la plus faible densité (11 habitants au km²).
Selon les estimations pour 2007, les centres urbains régionaux de
plus de 100 000 habitants sont Touba (529 176) – qui a connu une
croissance spectaculaire –, Thiès (263 493), Kaolack (185 976),
Mbour (181 825), Saint-Louis (171 263), Ziguinchor (158 370) et
Diourbel (100 445)26.
En 2007, le Sénégal abritait environ 23,800 réfugiés et
demandeurs d'asile, dont plus de 20,000 étaient mauritaniens ayant
fui la persécution ethnique, ainsi que certains du Libéria, de la
Sierra Leone, et d’autres pays30.
Exil
Si le Sénégal accueille en outre des migrants, nombreux,
saisonniers ou non, des pays limitrophes ou lointains31, une forte
communauté sénégalaise vit à l’extérieur. Cette diaspora représente
une ressource essentielle pour le pays, à la fois économique et
identitaire. Les NTIC favorisent le maintien des liens familiaux et
des réseaux traditionnels.
Ce sont principalement des hommes jeunes qui s’installent en
Europe, surtout en France, ou en Amérique du Nord, notamment au
Québec avec un projet de retour vers le pays au bout de quelques
années. L’accroissement de l’immigration clandestine dans les pires
conditions notamment vers les îles Canaries est une préoccupation
majeure pour le Sénégal et les pays d’accueil.
Les plus désespérés veulent ignorer les risques, sensibles à la
réussite de quelques-uns, et notamment de personnalités de la
diaspora — nées au Sénégal ou de parents sénégalais —
particulièrement dans les milieux artistiques ou sportifs.
D’abord pays d’émigration rurale soninké et hal pulaar de la
vallée du fleuve Sénégal à destination de la France, puis des pays
de la sous-région, le Sénégal a connu une émigration plus diverse,
originaire à la fois du centre-ouest du pays et des grandes villes,
lesquelles font figure de lieux de passage et de transit vers
l’international. L’instabilité politique et économique des pays
voisins et la fermeture des frontières européennes a eu pour effet
de modifier le système de migration tournante (ou noria) en une
installation plus durable. Le contrôle de plus en plus strict des
frontières françaises, à l’origine destination privilégiée, a
conduit les flux migratoires à se redéployer vers de nouvelles
destinations : en priorité l’Italie, l’Espagne, les Etats-Unis, le
Canada, et plus récemment la Chine32.
Le 15 avril 2010, la Human rights watch a publié un rapport
exhortant les autorités sénégalaises à règlementer toutes les écoles
coraniques fréquentées par des dizaines de millier d'enfants. Ces
enfants talibés, estimés à 50 000 garçons, subissent des abus qui
les incitent à l'exil33.
Économie et développement
Articles détaillés : Économie du Sénégal, Tourisme au Sénégal et
Secteur informel au Sénégal.
Données Valeurs
| Produit intérieur brut |
23,16 milliards de dollars (2009) |
| Produit intérieur brut par habitant |
1 700 dollars (2009) |
| Main d'œuvre par secteurs (2009) |
agriculture : 13,8 % industrie : 23,3 % services :
62,9 % |
| Taux de chômage urbain |
25,6 % (2010) et 40 % de jeunes citadins |
| Dette extérieure |
24 % du PNB (2009) |
| Indicateur de développement humain |
156e (2006) |
| Population sous le seuil de pauvreté |
54 % (2008) |
| Coefficient de Gini |
41,3 (1995) |
| Sources : CIA World Factbook34 |
Stand du Sénégal au Salon international de l'agriculture
(Paris, 2007)
États membres de la Communauté économique des États de
l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
À l'origine, les colonies ne devaient que produire de la matière
première et une main-d'œuvre gratuite. Il était interdit de
développer une activité industrielle. « Pas même un clou » selon
Colbert35,36.
Le Sénégal possède la troisième économie de la sous-région
ouest-africaine après le Nigéria et la Côte d'Ivoire. Compte tenu de
sa situation géographique et de sa stabilité politique, le Sénégal
fait partie des pays africains les plus industrialisés avec la
présence de multinationales qui sont majoritairement d'origine
française et dans une moindre mesure américaine.
Son économie est principalement tournée vers l'Europe et l'Inde.
Ses principaux partenaires économiques sont la France, l'Inde,
l'Italie. Cependant, depuis plusieurs années, la Chine est un
partenaire de plus en plus grandissant comme en témoignent les
sommets Chine-Afrique.
Pêche au filet à Boucotte (Casamance)
Comparé aux autres pays du continent africain, le Sénégal est
très pauvre en ressources naturelles, ses principales recettes
provenant de la pêche et du tourisme :
- la pêche constitue la principale source de devises au
Sénégal. Depuis la réduction de la taxe de douane, cela a dopé
l'exportation au détriment de l'écosystème des fonds marins37 ;
- le tourisme est développé essentiellement sur le littoral
avec de grands complexes hôteliers internationaux et des hôtels
locaux de grande qualité.
Le Sénégal est membre de l'Union économique et monétaire
ouest-africaine.
En 1994, la monnaie est dévaluée et une politique de
libéralisation est activement menée. Le Sénégal essaye de rentrer
dans les conditions requises par le Fonds monétaire international
(FMI) afin de bénéficier d'un allègement de la dette pour le
développement du pays. Depuis 2006, le Sénégal est dans la liste des
pays éligibles38.
Les difficultés économiques dues au poids de la dette ont
entraîné un renforcement du syndicalisme :
- Le Syndicalisme au Sénégal a été dans ses débuts une force
d'opposition au colonialisme, mais à présent ce sont diverses
factions politiques qui soutiennent les organismes syndicaux.
Ces syndicats ont la capacité d'organiser une grève dans deux
États voisins39 ou de participer à des réunions sur le NEPAD.
- Le poids de la dette extérieure de ce pays pauvre très
endetté (PPTE) et le secteur agricole qui emploie à peu près
70 % de la population sénégalaise laisse peu de marge pour un
décollage économique. De plus, l'agriculture sénégalaise est
très sensible aux aléas climatiques et aux invasions
acridiennes.
Transport
Article détaillé : Transport au Sénégal.
Les infrastructures
L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor est le
principal point d'entrée aérien vers le Sénégal. Le 25 mai 1971,
l'avion supersonique Concorde fait un premier vol de démonstration
Paris-Dakar en 2h52mn (dont 2h07 en vol supersonique) et le 21
janvier 1976 ouvre pour la première fois sa ligne commerciale
Paris-Dakar-Rio. Le président Senghor assiste à son arrivée à
l’aéroport de Dakar ainsi que les premiers passagers supersoniques
de l'histoire de l'aviation. Le 1er avril 1982, c'est la fin de la
liaison Paris-Rio.
Créée en 2000, la compagnie aérienne Air Sénégal International,
filiale du groupe Royal Air Maroc, proposait depuis le
23 février 2001 des destinations vers l'Europe et l'Afrique. Membre
de l’IATA depuis le 28 mai 200240, elle fut sacrée meilleure
compagnie aérienne africaine en 2003. À la suite de difficultés
financières et de différends entre ses principaux actionnaires,
Royal Air Maroc et l'État sénégalais, elle a cependant arrêté tous
ses vols le 24 avril 200941.
Une nouvelle compagnie baptisée Senegal Airlines, dont l'état
Sénégalais est actionnaire minoritaire, a été créée en octobre 2009.
Cette nouvelle compagnie devrait desservir à partir de Dakar et à
compter du début 2010, une vingtaine de destinations africaines et
européennes. Senegal Airlines a annoncé en novembre 2009 à
l'occasion du salon de Dubai avoir commandé 2 Airbus A330 et 4
airbus A320.
Le réseau routier est bon à l'ouest, mais se dégrade en allant de
plus en plus profondément dans le pays. Le réseau de transport est
bien développé dans les grandes villes avec les taxis, les bus42 ou
les « cars rapides » plus ou moins en bon état (dans les banlieues
et villes secondaires, ce sont des taxis clandos collectifs
ou des charrettes). À l'intérieur du pays, ce sont des grands cars
blancs Ndiaga Ndiaye et taxis-brousse.
La gare de Dakar est la plus ancienne du Sénégal. Elle n'offre
plus qu'une seule destination pour les voyageurs, Bamako au Mali –
la liaison avec Saint-Louis étant désormais réservée au transport de
marchandises.
Le transport maritime est constitué soit de chaloupes pour
rejoindre l'île de Gorée à partir de Dakar, soit de bateaux pour des
croisières sur le fleuve Sénégal, soit de gros bateaux de transport
de marchandises qui bénéficient de l'un des 3 ports en eau profonde
de l'Afrique et d'un terminal pour les conteneurs.
Les limites Données Valeurs
| Aéroports (2006) |
avec piste goudronnée : 9 avec piste en terre : 11 Total
= 20 |
| Gares ferroviaires : Réseau ferré (2005) : |
20 906 km |
| Port avec un terminal : Voies navigables (2005) : |
Dakar 1 000 km |
| Routes (2003) |
goudronnées : 3 972 km dont 7 km d'autoroute non
goudronnées : 9 604 km Total = 13 576 km |
| Pipeline gaz (2006) : |
43 km |
| Sources : CIA World Factbook43 |
Les réseaux sont plus denses à l'Ouest du pays le long du
littoral mais la circulation des marchandises et des personnes est
particulièrement difficile vers Dakar et la presqu'île du Cap-Vert.
Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le
désenclavement de ces régions constitue également un défi car les
moyens de transport restent souvent traditionnels à l'intérieur du
pays.
De gros efforts sont effectués au niveau des équipements. Ainsi
de nombreux projets sont en cours :
- construction d'une autoroute à péage entre Dakar et
Diamniadio ;
- nouvel aéroport international Blaise Diagne ;
- aménagement de Saint-Louis pour en faire un port de
cabotage44 ;
- aménagement du port de Ziguinchor pour recevoir des
conteneurs45 ;
Culture
Article détaillé : Culture du Sénégal.
« La culture est au début et à la fin du développement46. »
Le Musée Théodore Monod d'Art africain à Dakar
Il existe une grande diversité linguistique à travers les langues
du Sénégal. La Constitution de 2001 a reconnu47 au français le
statut de langue officielle et à six langues celui de langues
nationales, le wolof — langue parlée par le plus grand nombre de
personnes même appartenant à d'autres ethnies — le sérère, le peul,
le mandingue, le soninké et le diola. Cinq autres langues
vernaculaires ont été promues peu après (hassaniyya, balante,
mancagne, noon et manjaque), et d'autres ajouts de langues codifiées
sont en cours. Au total ce sont près d'une vingtaine de langues qui
pourraient bénéficier du statut de langue nationale au Sénégal.
La littérature sénégalaise a longtemps été connue dans le monde
surtout à travers Léopold Sédar Senghor, à la fois poète et homme
d'État, chantre de la négritude et figure emblématique de la
francophonie. Parmi les autres auteurs désormais classiques48
figurent notamment les romanciers Cheikh Hamidou Kane, Birago Diop,
Boubacar Boris Diop, mais aussi Ousmane Sembène qui portera à
l'écran quelques-uns de ses propres romans. De leur côté les femmes
sont particulièrement actives, voire incisives. En 1980, Mariama Bâ
décrit avec une grande sensibilité la société polygame dans « Une si
longue lettre ». Aminata Sow Fall, dans « La Grève des Bàttu »
(1986), montre que le petit peuple n'était pas dépourvu de
ressources. en 1996, le poète Alioune Badara Coulibaly, proche du
poète Léopold Sédar Senghor, publie « Bon anniversaire, Sédar»,
rendant hommage au chantre de la Négritude pour ses 90 ans. Ce poète
est à son cinquième livre de poésie avec le dernier intitulé
« Rayons de soleil sur Saint-louis»( 2009), en 1997, la romancière
Fama Diagne Sène a obtenu le Grand Prix des Lettres du Sénégal avec
son roman "Le chant des ténèbres". Plus récemment, Fatou Diome
rencontre le succès49 avec « Le Ventre de l'Atlantique » (2004), un
roman qui met en scène, souvent avec humour, les rêves d'évasion des
jeunes Sénégalais.
Tradition et modernisme, marquent l'architecture du Sénégal.
L'habitat traditionnel, sobre et fonctionnel mais plus éphémère,
utilise les matériaux locaux (pierre, terre, bois, paille), comme
pour les cases peules ou les cases à impluvium
casamançaises50. La période coloniale a laissé des traces comme à
Gorée ou à Saint-Louis, et ces sites figurent aujourd'hui sur la
liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Aujourd'hui, l'architecte
Pierre Goudiaby Atepa a conçu plusieurs réalisations contemporaines,
telle la Porte du Troisième millénaire à Dakar. A noter aussi de
nouvelles constructions telles que le tunnel de la corniche ouest et
le monument de la Renaissance Africaine, inauguré en 2010.
L'autoroute à péage est en cours d'exécution.
La styliste Oumou Sy lors d'un défilé sur le thème de la
signare
Les arts plastiques ont été soutenus pendant la période où le
président poète L.S. Senghor était au pouvoir à travers le mécénat
d'état. Par la suite, ses successeur ont eu des difficultés à
poursuivre cette politique à cause de la crise économique. Diverses
initiatives privées se sont développées afin de soutenir les
artistes51. Ces arts sont à l'honneur à travers le sculpteur Ousmane
Sow de renommée internationale.
La série de timbres émise sous l’intitulé « Élégance
sénégalaise » célèbre ces femmes belles et séduisantes qui
impressionnaient déjà les observateurs d’autrefois et inspiraient
les poètes : femmes peules au port altier52, linguères de sang
royal, signares fortunées de Sénégal ou de Gorée53. Même avec de
modestes budgets, le souci de l’apparence perd rarement ses droits
au Sénégal : boubous, coiffures et bijoux sont choisis avec soin et
fréquemment renouvelés. Qu'ils portent l'habit traditionnel ou le
costume, les hommes aussi sont attentifs à leurs tenues. En
contrepoint, les tenues décontractées de certains touristes
déconcertent parfois.
Dans le prolongement des activités anciennes de tissage et de
teinture, l’industrie de la mode s’est tout naturellement épanouie
dans le pays, avec quelques personnalités de premier plan telles que
Collé Ardo Sow, Claire Kane et surtout Oumou Sy, à la fois
costumière, styliste, décoratrice et femme d’affaires au rayonnement
international54.
Le cinéma sénégalais55 est l'un des plus anciens d'Afrique. Ses
représentants les plus connus sont les cinéastes Ousmane Sembène —
également romancier — et Djibril Diop Mambéty, auxquels il faut
ajouter Tidiane Aw, ou Safi Faye, réalisatrice de films
documentaires. Ces productions sont souvent mieux appréciées à
l'étranger qu'au Sénégal où beaucoup de salles ont fermé,
concurrencées par le marché plus florissant de la vidéo. On remarque
également que nombre de films d'origines diverses ont été tournés
dans ce pays au climat propice et aux paysages des plus
photogéniques.
Touré Kunda
Les grands noms de la musique sénégalaise contemporaine sont :
Youssou N'Dour, auteur-compositeur, musicien et interprète de
renommée internationale. Baba Maal est un auteur-compositeur,
interprète qui se produit internationalement ainsi que Ismael Lô
auteur-compositeur, interprète Omar Pène auteur-compositeur et
interprète et Coumba Gawlo Seck, auteur-compositeur.
Djembé, sabar, kora, xalam, tambour d'aisselle et balafon font
partie des instruments traditionnels56 toujours très populaires.
Parmi les instruments de percussion, le sabar et le Mbalax désignent
à la fois l'instrument de musique, un style de musique et une danse.
Ce sont des sons typiques de la culture sénégalaise. Thione Seck qui
est un auteur-compositeur-interprète de mbalax a su adapter la
tradition et la modernité : il est apprécié par des fans de tous
âges au Sénégal. Pape Diouf et Ndongo Lô (décédé le 16 janvier
2005), sont également des artistes de l'univers du mbalax. Cheikh
Lô, auteur-compositeur, musicien et interprète a su allier le mbalax
et des influences reggaes. À noter, Viviane Ndour, meilleure artiste
sénégalaise 2006 et reine du mbalax, une des rares artistes
féminines à avoir su se faire une place. Les instruments à corde
telle que la kora connue dans toute l'Afrique de l'ouest sont à
présent connus en dehors du continent à travers des groupes de jazz
ou de world musique.
Yassa de poulet
Dans « Un grain de vie et d'espérance »57, la romancière Aminata
Sow Fall met en scène la place essentielle occupée par la cuisine
sénégalaise dans la culture et la vie quotidienne du pays. La
« teranga », ce sens de l’hospitalité cher au cœur des Sénégalais,
s'exprime souvent autour d'un plat unique réunissant la famille et
les amis. Relativement peu connue à l’étranger en dehors des
communautés issues de l'immigration et de quelques restaurants de
grandes villes, la cuisine sénégalaise a attiré l'attention des
médias avec la publication du livre de Youssou N'Dour, « La cuisine
de ma mère »58, vibrant hommage aux valeurs familiales comme aux
plats relevés et longuement mijotés.
Cette cuisine présente quelques similitudes avec celles des pays
d'Afrique de l'Ouest, mais elle accueille d'autres influences,
venues d'Afrique du Nord, du Liban, de France ou du Portugal. Elle
fait un large usage du poisson et des céréales (riz et mil) dans les
plats nationaux, comme la thiéboudienne, le yassa de poulet, le
thiéré, le maffé, la soupe kandia ou cette préparation plus
sophistiquée qu’est le mulet farci à la saint-louisienne. Dans un
pays majoritairement musulman, le thé, la tisane de kinkeliba et le
bissap l’emportent sur les alcools, mais les bières locales – Flag
ou Gazelle – et le vin de palme en Casamance ont aussi leurs
adeptes.
Salle de classe dans un village
Éducation
L'éducation au Sénégal est l'une des plus avancées sur le
continent. Le Sénégal peut se targuer d'avoir un enseignement de
qualité59 avec des équivalences de diplômes des universités
étrangères les plus prestigieuses tant en France qu'aux États-Unis.
Ceci permet également des échanges avec des étudiants qui
viennent étudier au Sénégal dans le cadre d'études spécifiques sur
le pays ou des étudiants sénégalais qui partent à l'étranger afin de
diversifier leurs connaissances dans le cadre de recherche.
La population étant très jeune, la demande en formation est très
forte sans compter la jeunesse des autres pays africains plus
pauvres qui tente de terminer leurs études à Dakar.
Le Sénégal est membre de l'organisation de la Francophonie
(actuellement dirigée par son ancien Président Abdou Diouf, réélu en
2010 a la tête de cette organisation internationale) et est devenu
pays observateur au sein de la communauté des pays de langue
portugaise (CPLP). Le Sénégal envisage de devenir membre à part
entière de la CPLP[réf. nécessaire] alors que le portugais n'est
parlé que par une très faible part de la population.
Sport
Article détaillé : Sport au Sénégal.
Le rallye Dakar (ou « Le Dakar », anciennement rallye
Paris-Dakar) est un rallye-raid professionnel, qui se dispute chaque
année au mois de janvier, principalement sur le continent Africain
avec arrivée en banlieue de Dakar sur une belle plage de sable face
à l'océan Atlantique. Mais suite à des morts d'enfants de
villageois, la contestation est devenue internationale grâce au
CAVAD, Collectif pour les Victimes anonymes du Dakar qui réunit des
associations françaises, africaines, portugaises, espagnoles,
marocaines, maliennes, guinéennes et sénégalaises.
Le football est un sport très apprécié des Sénégalais. L'équipe
du Sénégal de football, dont les joueurs sont surnommés les Lions de
la Téranga, est affiliée à la Fédération sénégalaise de football et
à la FIFA depuis 1962. En 2002, au Mali, elle a manqué de peu la
coupe d'Afrique face au Cameroun en finale et demi finaliste de
l'édition 2006. Elle se qualifie à la même année (2002) pour la
phase finale de la coupe du monde de la FIFA, organisée en Corée et
au Japon. L'équipe du Sénégal bat la France (championne du Monde et
d'Europe en titre) en match d'ouverture de la coupe du monde. Parmi
les grands footballeurs sénégalais, on peut citer El-Hadji Diouf,
Henri Camara, Khalilou Fadiga, Habib Beye, Tony Sylva, Mamadou
Niang, Omar Daf ou, dans le passé, Jules Bocandé, mais aussi le
manager Pape Diouf, ex-président de l'OM.
La lutte sénégalaise est une pratique ancrée dans la tradition.
La lutte sénégalaise n'a rien perdu de sa popularité, à travers des
combats aussi brefs que spectaculaires. Ce sport est incarné par
d'impressionnants champions tels que Yékini, qui, en 2005, l'a
emporté sur Tyson, un redoutable adversaire qui avait su conserver
le titre pendant près de 5 ans, mais sera battu à deux reprises par
un autre poids lourd sénégalais, Sérigne Dia, dit Bombardier.
D'importants enjeux économiques sont désormais liés à ce sport. Et
les cachets mis en jeu peuvent atteindre de nos jours près de
350 000 000 FCFA, soit 750 000 dollars.
Le boxeur Battling Siki
La boxe a connu ses lettres de gloire avec Battling Siki
(1897-1925), champion du monde à 25 ans et premier Africain à
remporter un titre mondial de boxe, reste dans toutes les mémoires.
Plus près de nous, le Franco-sénégalais Souleymane Mbaye est devenu
champion de France WBC des lourds-légers.
Le basket-ball est moins prisé que le football, c’est cependant
un sport très pratiqué, stimulé par les succès de son équipe
nationale de basket-ball, les Lions du Sénégal et des joueurs tels
que DeSagana Diop, Boniface N'Dong, El Kabir Pene ou Maleye N'Doye.
Sans oublier les braves lionnes( Aya Traoré,Fatou Dieng,Mame Marie
Sy, Ndèye Sène, Aminata Dièye, Fatoumata Django, Fatou Binetou
Thiam, Bineta Diouf, Mame Diodio Diouf, Awa Guèye, Aminata Nar Diop
et Coumba Sarr) qui, après la médaille d'argent au Liban aux 6e jeux
de la francophonie en septembre 2009, ont remporté en octobre 2009
la 21e coupe d'Afrique des nations (CAN) jouée à Madagascar.
Les autres sports sont également bien représentés : l'équipe
sénégalaise de pêche sportive (Moussa Mbengue, Abdoulaye Kébé, Cyril
Calendini, Dominique Dussaut) est devenue championne du monde en
2002 et 2003. Séduits par des conditions météorologiques souvent
clémentes et les ressources côtières, les visiteurs viennent
nombreux pour pratiquer les sports nautiques tels que la plongée
sous-marine ou le surf, et la réputation des Almadies ou de la vague
de Ouakam n'est plus à faire. De son côté, l'aviation de loisir –
notamment l'ULM – permet une approche inédite des paysages, dans une
contrée dépourvue de vraies montagnes. Cap Skirring et le
Sine-Saloum constituent alors des destinations de choix.
Médias
Même si les médias au Sénégal bénéficient d’une situation
relativement favorable par rapport à d’autres pays africains, leur
dépendance à l’égard du pouvoir reste forte60 et des incidents
surviennent occasionnellement, comme ce fut le cas lors de la
répression d'une manifestation contre la vie chère en mars 2008 61.
L'Agence de Presse Sénégalaise (APS), un organisme autonome créé en
1959, détient le monopole de la diffusion des informations
distribuées au Sénégal par les agences de presse mondiales. Dans le
classement mondial de la liberté de la presse établi chaque année
par Reporters sans frontières à partir de multiples critères, le
Sénégal est en recul, occupant en 2008 la 86e place sur 17362,
devancé par plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest.
La presse écrite sénégalaise a débuté au cours du XXe siècle
pendant la période coloniale :
- Déjà en 1856 l'administration coloniale au Sénégal lance le
Moniteur du Sénégal et dépendances, édité à Saint-Louis.
Une presse d'inspiration religieuse se développe aussi en
Afrique au début du XXe siècle, publiée notamment par les
missions protestantes qui souhaitent encourager la lecture de la
Bible. Un regard différent ou critique n'était alors pas
envisageable…63.
- Après la Première Guerre mondiale, les Sénégalais se dotent
de leurs propres périodiques, notamment syndicaux, tels que
La Voix des travailleurs sénégalais, fondée en 1938. Mais
c'est seulement au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que
le continent accède véritablement à l'information. Dans les
années 1950, les idées panafricaines commencent à se diffuser à
travers Présence africaine, une revue créée en 1947 par
Alioune Diop. Les journaux se multiplient à l'approche des
indépendances, mais de manière un peu moins prolifique que dans
les pays anglophones64,65.
Aujourd’hui les principaux titres de la presse sont :
- Pour la presse quotidienne : Le Soleil créé dès 1970
et assez proche du gouvernement, Sud Quotidien, plus
indépendant, Wal Fadjri, plus incisif ou Le Quotidien,
neutre.l'Observateur,le populaire et aussi d'autres journaux
comme 24heures chrono etc.
- L'une des particularités de la presse sénégalaise est
l’existence de journaux satiriques, tel que Le Cafard libéré,
clin d’œil explicite à son confrère français, Le Canard
enchainé ou Le Politicien.
- À ces titres s'ajoutent ceux de la presse sportive Stades,
les magazines féminins Amina (le magazine des femmes
africaines et antillaises) et de détente, de plus en plus
populaires, ainsi que quelques publications destinées aux plus
jeunes Planète Enfants ou Planète Jeunes.
- Parmi les périodiques panafricains, l'hebdomadaire Jeune
Afrique, fondé en 1960, reste très prisé des élites qui
lisent aussi la presse internationale francophone Le Monde,
Le Figaro, voire anglophone International Herald
Tribune, The Guardian.
- Cependant, comme ailleurs, les journaux doivent faire face à
la concurrence des autres médias et notamment des sites
d'information en ligne, tels que Rewmi, Nettali ou
Politicosn et Leral.
Antenne parabolique à Agnam-Goly (région de Matam)
Économique et maniable, la radio constitue aujourd’hui le seul
véritable média de masse et le moyen de communication le plus
égalitaire au Sénégal66.
- Il existe des émissions en langues vernaculaires
particulièrement appréciées.
- Les radios internationales, telles que Africa n° 1,
d'origine gabonaise, ou Radio France internationale, ouvrent
d'autres horizons.
La télévision fait ses débuts au Sénégal en 1963 avec l'aide de
l'UNESCO mais les émissions régulières ne débutent véritablement
qu'en 1965. Grâce aux satellites, les plus fortunés peuvent capter
les chaînes privées internationales, mais l'usage de la télévision
reste souvent populaire et collectif.
- La RTS (Radio-Télévision sénégalaise) a longtemps bénéficié
d'un véritable monopole.
- Elle doit compter aujourd'hui avec des chaînes telles que
2sTV, Canal Info, RDV, WALF TV, Touba TV et TFM.
Télécentre à Yoff
Selon l'Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux
et les Inforoutes au Sénégal (OSIRIS)67, le nombre d’utilisateurs
d’Internet était de 650 000 en septembre 2007. Au 30 septembre 2007,
il y avait 34 907 abonnés, dont 33 584 avec une connexion ADSL. On
estime actuellement à plus de 800 le nombre de points d'accès à
Internet dans le pays. En avril 2007, 1 921 domaines « .sn » étaient
déclarés et 540 sites étaient effectivement en ligne.
Dans un pays où la convivialité et la palabre sont au cœur de la
vie familiale et sociale, la téléphonie mobile s’est développée très
rapidement. Les deux opérateurs qui se partagent le marché sont la
Sonatel (dont les services sont commercialisés depuis 2006 sous la
marque Orange) et Tigo. À eux deux, ils comptaient 4 122 867 abonnés
le 31 décembre 200768. On n'en dénombrait que 269 088 pour la
téléphonie fixe à la même date, mais il faut prendre en compte les
17 000 télécentres disséminés sur tout le territoire69.
Société et vie quotidienne
École célébrant Mardi Gras à Dakar ; à l'arrière-plan,
la mosquée Seydou Nourou Tall
Il existe plusieurs religions et croyances au Sénégal. La
population sénégalaise est très majoritairement musulmane (90 à 94 %
selon les sources70), mais les chrétiens (surtout les catholiques)
sont également présents (4 à 6%), et l'animisme quasiment inexistant
aujourd'hui officiellement, est pratiqué principalement dans le
Sud-Est du pays. Ailleurs il cohabite souvent avec les autres
religions.
Santé
Une maternité dans le Sine-Saloum
La santé au Sénégal a souvent été à la pointe grâce à des
partenariats entre la France et le Sénégal qui ont débuté dès la
période coloniale par l'ouverture des premières écoles de médecine.
Les Sénégalais se portent mieux et vivent plus longtemps –
l'espérance de vie à la naissance est de 55,34 ans pour les hommes
et de 58,09 ans pour les femmes, soit de 56,69 ans pour la
population globale71 – et le taux de prévalence du SIDA est l'un des
plus faibles d'Afrique avec 0,9 % de la population séropositive.
Cependant quelques endémies restent préoccupantes, comme le
paludisme ou les bilharzioses, et de grandes disparités subsistent
dans le pays, si l'on songe par exemple que 70 % des médecins et
80 % des pharmaciens et des dentistes sont installés72 dans la
capitale.
La médecine traditionnelle avec des tradipraticiens reste souvent
la solution la moins onéreuse pour les plus démunis.
Personnalités
Article détaillé : Personnalités du Sénégal.
De nombreuses personnalités de renommée internationale ou ayant
eu une influence historique, culturelle sont d'origine sénégalaise
ou tout simplement nées au Sénégal. Parmi les plus connues : le
Chevalier de Saint-George (musicien éminent à la cour de Louis XVI,
grand escrimeur et guerrier engagé dans la Révolution, de mère
sénégalaise), les érudits musulmans Oumar Tall, Al Hajj Malik Sy et
Ahmadou Bamba Mbacké,ainsi que Baye Niass. le premier député
sénégalais en France Blaise Diagne, ou l'ancien député français puis
président du Sénégal et membre de l'Académie française Léopold Sédar
Senghor, l'historien physicien et anthropologue Cheikh Anta Diop,
les Frères Diouf (ex-membres du groupe québécois Les Colocs), ou
encore le chanteur Youssou N'Dour, sans oublier le célèbre danseur
et chorégraphe Maurice Béjart, quarteron, et son père métis de
Saint-Louis, Gaston Berger, philosophe créateur de la prospective.
L'œuvre de Maurice Béjart est actuellement poursuivie par son élève
Germaine Acogny dans le Dialaw.
Les personnalités politiques françaises Ségolène Royal, Rama Yade
ainsi que les rappeurs Didier Awadi, Alioune Badara Thiam dit Akon,
et encore deux membres de la Sexion d'Assaut Lefa et Adama Diallo
sont nés au Sénégal. Les rappeurs français Booba et Sefyu sont
d'origine sénégalaise , tout comme le joueur de foot Gomis
Codes
Le Sénégal a pour codes :
- 6V et 6W, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation
des aéronefs,
- SEN, selon la norme ISO 3166-1, code alpha-3 (liste des
codes pays),
- SEN, selon la liste des codes pays du CIO,
- SEN, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code
alpha-3,
- SG, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code
alpha-2,
- SN, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code
alpha-2,
- SN, selon la liste des codes internationaux des plaques
minéralogiques,